Réflexion - Sanctuaire Marie Reine des Coeurs

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Réflexion

Ouverture
LA FOI CHASSE LA CRAINTE
« Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. » Les appels de Jésus à la foi sont toujours simples et désarmants. Il invite à la foi dans les grands engagements comme dans les petits témoignages de la vie quotidienne. Quand il nous invite à regarder les oiseaux et les lys des champs, il n'appelle pas à la naïveté mais à l'esprit d'enfance, ce qui est bien différent. Il s'agit d'abandonner concrètement notre vie à Dieu, en qui nous voyons « un Père immanquable » comme l'écrit Montfort. C'est le plus beau témoignage que nous a laissé le Père Jean-Guy. Quand on y pense, c'est un saut périlleux! Nous voyons bien alors que le contraire de la foi, ce n'est ni l'incroyance ni l'athéisme, mais la peur.
Peut-être un moment dans la vie pouvons-nous avoir l'illusion de passer par un autre chemin, mais c'est celui de tous les enfants de Dieu, et il est beau, comme l'écrit bien le Père Jacques Philippe : « La logique de l'Évangile consiste à tout recevoir de Dieu : le sens de notre vie, le courage dont nous avons besoin, la lumière qui nous fait poser nos choix. Tout recevoir de Dieu, dans la confiance, la prière et la simplicité. C'est un aspect de ce que Thérèse appelle « rester petite ». Accepter d'accueillir de la main de Dieu, jour après jour, tout ce qui est nécessaire, sans s'inquiéter ni du passé ni du lendemain. Jour après jour, je fais ce qui m'est demandé, sans inquiétude et sans peur, certain que Dieu est fidèle et me donne d'instant en instant ce dont j'ai besoin, et sans tomber dans cette illusion qu'un jour, je pourrais me passer de la grâce de Dieu.
Cela veut dire: je ne cours pas après des réalisations extraordinaires, des oeuvres grandioses que tous pourraient admirer. Dans la banalité de mon quotidien, je cherche comment plaire à Dieu dans les petites choses, je suis attentif à toutes les occasions de poser de simples gestes d'amour, d'offrande de moi-même, etc., non pas pour accumuler des mérites, me mettre au-dessus des autres, mais par amour, pour faire plaisir à Dieu, comme un enfant cherche à plaire à son père. » (La voie de la confiance et de l'amour, Éd. Les Béatitudes, 2011, pp. 59-60).
Jean-Louis Courchesne, s.m.m.

 
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