Réflexion - Sanctuaire Marie Reine des Coeurs

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Réflexion

Ouverture
PORTER LA CROIX

Chaque année, les Jours Saints nous mettent devant la Croix. La passion, la mort et la résurrection de Jésus constituent le sommet de sa vie. Mais n’oublions pas que ce sommet forme un tout avec le chemin qui y a conduit. Bien avant sa passion et sa mort, Jésus a rencontré la croix : il est né dans la pauvreté, il a dû fuir en Égypte, il n’avait pas où reposer sa tête, et la fidélité à sa mission suscitait une opposition grandissante.

Prendre sa croix, ce n'est pas ajouter un sacrifice à sa vie mais bien adopter un projet de vie, c’est s’engager sans retour à la suite de Jésus sur le chemin de la vie éternelle. Prendre sa croix, c’est l’acte de liberté par excellence, c’est dire avec Jésus : « Ma vie, personne ne me la prend, c’est de moi-même que je la donne » (Jn 10,18). C’est un don au quotidien. La croix se trouve là où l'on engage sa vie, son cœur, ses forces. Elle est l'épreuve du réel. La personne qui prend sa croix décide de vivre son amour, sa foi, ses engagements dans la réalité telle qu'elle se présente.

Pour Jésus, porter sa croix, c’est être fidèle à sa mission. Ne soyons pas surpris si le combat de la fidélité est difficile. Il nous en a averti. Au cours de cette semaine, laissons résonner en nos cœurs quelques paroles qui nous rappellent que ce fut vraiment le cas pour lui :

- « Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? – Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci » (Jn 12,27).
- « Mon âme est triste à en mourir… Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Mt 26,38-39).
- « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné » (Mt 27,46) ?

Si nous retenons et méditons ces paroles en nos coeurs, le jour où la croix nous paraîtra trop lourde pour nos épaules, comme Jésus, avec Jésus, nous trouverons notre force dans la confiance et l’abandon total au Père : « Père, en tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23,46).
Jean-Louis Courchesne, s.m.m.

 
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