Réflexion - Sanctuaire Marie Reine des Coeurs

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Réflexion

Ouverture
POURQUOI COMMUNIER?

« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger? » Voilà une question bien normale dans les circonstances, il me semble. En effet, qui est « celui-là »? Il est le jeune Jésus que tout le monde connaît à Nazareth; ses parents sont Joseph et Marie, des gens simples et sans histoire. Je pense parfois qu'il m'est plus facile de croire, moi qui n'ai jamais vu Jésus, qu'à ceux qui ont dû se convaincre que cet enfant, qu'ils ont vu grandir parmi les autres enfants du village, était le Fils de Dieu.

Quand je demande « comment », je le fais selon ce que je connais et j'attends une réponse à la mesure de ma question. Ici, la réponse de Jésus dépasse l'entendement humain et fait appel à la foi. Il rappelle le « signe » de la multiplication des pains. Il ne se perd pas en explications sur le « comment » et insiste plutôt sur le « pourquoi ».

Pourquoi manger sa chair, pourquoi boire son sang? La réponse de Jésus est à accueillir dans la foi. Elle nous le révèle plus grand qu'il ne paraît et nous invite à le suivre vers un avenir que l'humain seul ne peut imaginer. La voici, en trois points. D'abord, en communiant à la vie même de Jésus Ressuscité dès aujourd'hui, nous sommes appelés à ressusciter avec lui : « Celui qui mange ma chair a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour. » Ensuite, communier au Corps et au Sang du Christ nous fait demeurer dans l'intimité de Dieu : « Celui qui mange ma chair demeure en moi et moi je demeure en lui. »

Enfin, au-delà de l'homme qu'on a pu voir, toucher et entendre, Jésus est Le Fils que le Père nous envoie comme le Signe par excellence de son amour. Il a été au bout de l'amour en donnant sa vie et il invite ceux qui y communient à donner la leur selon l'appel qu'ils ont reçu. Si je comprends le message de Jésus, les mains que j'ouvre pour le recevoir doivent être aussi les mains que je tends vers les autres. Quand je communie, bien ordinaire d'apparence mais transfiguré à l'intérieur, je suis appelé à donner ce que j'ai reçu, le Corps du Christ.

Jean-Louis Courchesne, s.m.m.

 
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